Tadorne casarca (Tadorna ferruginea)

Le Tadorne casarca (Tadorna ferruginea) est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des anatidés.

Il mesure entre 61 et 67 cm pour un poids de 1,2 à 1,6 kg. Le plumage est essentiellement roux, plus clair sur la tête. Les ailes sont noires avec un miroir vert. La tête, le bec et la queue sont noirs.

La femelle se distingue du mâle par la zone blanche étendue entre le bec et l'œil et l'absence de collier noir.

Aire de répartition

On rencontre le Tadorne casarca depuis la Roumanie et l'Ukraine jusqu'à la Chine et la Mongolie en passant par les steppes de l'Altaï, où il est appelé « canard rouge ». De petites populations isolées sont présentes au Maroc et en Éthiopie.

L'espèce a été introduite en Europe de l'Ouest à des fins ornementales. Des individus échappés de captivité ont fini par former une petite population en Suisse, qui commence à s'étendre hors de ce pays et notamment dans l'Est de la France où l'espèce peut être observée.

La plupart des oiseaux hivernent en Inde et dans le sud-est de l'Asie.

Habitat

Le Tadorne casarca niche au bord des rivières et des lacs de steppe, il évite les lieux boisés. L'espèce utilise des cavités pour nicher, éventuellement à une hauteur relativement importante. Elle entre ainsi en concurrence avec des espèces indigènes comme l'Effraie des clochers, la Chouette hulotte ou le Faucon crécerelle, ce qui en fait une menace pour la biodiversité européenne. C'est pour cette raison qu'en Suisse, elle est considérée comme une espèce invasive à éliminer.

Biologie

Le Tadorne casarca vit en couples ou en petits groupes. Les couples sont fidèles et défendent un territoire durant la période de reproduction. Celle-ci a lieu entre avril et mai ; le nid est placé dans un terrier, un trou d'arbre ou une crevasse. Le départ en migration a lieu au mois de septembre.

Le Tadorne casarca se nourrit en broutant ou en barbotant dans l'eau.

Populations

La population mondiale est estimée entre 170 000 et 220 000 oiseaux. Les oiseaux du Maroc et d'Europe de l'Est sont menacés par la chasse.

 

 

  • foto: Mihai Baciu