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DELTA DE DANUBE 2010

PAR CYRIL SENECHAL

ORGANISATEUR  WWW.CHETTUSIA.COM

Les derniers préparatifs du voyage sont bouclés. Je quitte la Haute-Saône pour rejoindre Paris. Nous nous retrouvons avec Cyril pour une dernière soirée française à rêver des oiseaux du Danube… avant que tout ne devienne bien concret.
Ces moments comptent parmi les plus importants d’un voyage pour moi : Dans ma tête, j’ai l’imagination de mes 10 ans… quand
toute la vie était à imaginer

JOUR 1 : 30 avril 2010

Voyage PARIS / BUCAREST. L’aéroport Roissy / Charles de Gaulle sera pour Cyril et moi le lieu de notre premier baptême d’avion. Pas très écolo mais le temps gagné nous fait accepter ce compromis.
Nous arrivons à 15 h et faisons connaissance, le temps du transfert de l'aéroport de Bucarest vers
Tulcea, avec le groupe qui nous accompagnera tout le séjour.

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Sur le trajet long de plus de 300 kms, nous faisons nos premières immersions ornithologiques roumaines.
Premières
Corneilles mantelées, premiers Rolliers, premières Pie-grièches(des écorcheurs) : moi, je rêve déjà de voir les poitrines roses.

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Dans une zone humide près de Harsova, après avoir passé le Danube, nous observons depuis le bus un couple de Tadornes casarca : ils seront les seuls du voyage alors que j’attendais cette espèce plutôt commune dans le Delta !

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Nous arrivons tard à la Pensiunea Melisea de TULCEA. Le repas est royal et nous découvrons une spécialité roumaine : la tuica. A consommer avec beaucoup de modération…

JOUR 2: 1er mai 2010

Tulcea -Le delta du Danube -Village de Saint Georges.
Au lever du jour, nous visitons le petit parc à proximité de la Pensiunea. Nous y observons quelques espèces dont la
Huppe fasciée, le Rollierd’Europe et la Fauvette babillarde. Cette dernière s’avèrera abondante partout dans le delta, alors que c’est une espèce timide et localisée chez nous.

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En début de matinée, nous embarquons au port de TULCEA sur le bateau de Mihai, l’occasion de nous familiariser un peu plus avec le groupe et avec notre engin de locomotion pour les six prochains jours. Nous descendons un peu le Danube puis empruntons le Canal Litkov jusqu’à Saint Georges. Nous passons la journée complète sur le bateau.

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C’est la journée des espèces « communes selon Mihai » que nous prenons un plaisir fou à observer :
Corneilles mantelées, Goélands pontiques,Pélicans blancs

, Guifettes leucoptères, Cormorans pygmés,Crabiers

chevelus, Bihoreaux gris, Fuligules nyrocas, Pics cendrés, chants de Rossignols prognés.

JOUR 3 : 2 mai 2010

Au lever du jour, nous sommes quelques uns à nous être levés de bonne heure. Nous explorons à nouveau les abords de Saint Georges, village qui d’instinct promet de magnifiques observations.
Hier, je contemplais le matériel photographique de Marc, Stan et André. Ce matin, je constate sur l’appareil de Marc les magnifiques clichés que je ne pourrais jamais réaliser avec mon système de digiscopie : des oiseaux en vol avec une netteté parfaite !

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Le matin, en bateau, nous visitons la Meleana de Saint Georges, spot très riche en oiseaux près de la Mer Noire : Les Pies-grièches à poitrine rose, sont assurément le clou du spectacle, mais comment oublier   les magnifiques observations de Locustelle luscinoide, de Rousserolle turdoïde, de Rémiz penduline, de Faucons hobereaux… vraiment proches du bateau !

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Après déjeuner, nous prospectons à pieds, sous la houlette de Mihai, les alentours du village : Nous découvrons la merveilleuse Bergeronnette des Balkans, les Bruants ortolans, les Gobemouches (à collier,noir…),Rossignols prognés.

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Sur les lagunes, des dizaines d’oiseaux d’eau sont présents parmi lesquels les Grèbes à cou noir, Fuligules nyrocas

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Partout dans les marécages résonnent les chants d’un amphibien inconnu pour nous :
Le Sonneur à ventre de feu… mais pas moyen de voir un seul d’entre eux !

Nous découvrons également le site où est venu nicher il y a quelques années le Vanneau à queue blanche. Mais il faut se résigner, l’espèce n’est plus là !

Au guest-house le soir, nous ne nous lassons pas des excellents plats de poissons locaux.

JOUR 4 : 3 mai 2010

Au lever du jour, nous profitons une dernière fois des milieux humides et marécageux aux abords du village.
Après le petit déjeuner nous rejoignons la ville de Sulina par le canal avec notre bateau.

Excellent spot, malgré un paysage plus monotone à mon goût. Nous observons entre autre les
Martins-pêcheurs, de nombreux nids de Cigogneblanche, et les habituels Rolliers, Aigrettes garzettes, Grandes Aigrettes, Hérons pourprés, Faucons kobez et hobereaux ..

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Pour moi, le clou du spectacle sera assuré à deux reprises par des loutres plongeant devant le bateau : les observations sont furtives, voir frustrantes, mais trois Loutres d’Europe en une après-midi, c’est suffisamment extraordinaire pour être souligné !

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Nous arrivons en fin d'après midi dans la ville de Sulina, un endroit du Delta où se côtoient une dizaine de communautés différentes. En compagnie de Stan et Cyril, nous faisons un petit repérage rapide pour trouver un accès aux prairies humides situées en arrière de la ville : depuis le bateau, nous y avons observé de loin des milliers de limicoles (dont un grande majorité de
Combattants variés, et des Cygnes chanteurs.
Cette balade est l’occasion de lier contact avec la population locale, surprenante par son accueil chaleureux et de constater l’habitat modeste dans lequel certains de nos confrères européens vivent.


Ce soir, le dîner est tristement européen : « steack – frites » et nous dormons à Sulina, aux abords du fleuve où de monstrueux bateaux sont amarrés.
Pendant la balade nocturne sur les quais, dans un pot de fleur, nous découvrons un
Crapaud vert, une originalité orientale !

Cormorans pygmées

Sur l’eau, nous observons des couleuvres vipérines età collier.Les Pygargues à queue blanche sont également là pour nous accueillir dans le delta.

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Nous découvrons les yeux de lynx d’Annie qui annonce souvent la première les oiseaux du bateau. Marc (peutêtre vexé de ne pas avoir une vision aussi perçante ?) décide de jeter son chapeau dans le Danube : Peut-être une coutume belge ??
Stan, bouleversé par la perte du chapeau de Marc dans le Danube, décidera de ronchonner toute la semaine en guise de mécontentement : Peut-être une coutume parisienne ??

Cyril, à son tour complètement bouleversé par cette situation, décide d’imiter les coucous.
Beaucoup de coutumes me paraissent étranges sur ce bateau mais quoiqu’il en soit, ces évènements déclanchent de belles observations :

Cyril ne s’arrête plus d’imiter les Coucous, très abondants ici ; et nous sommes récompensés par un individu territorial qui tourne autour du bateau pendant quelques centaines de mètres, à la recherche désespérée de l’imposteur à deux pattes ! L’occasion pour les photographes fin-tireurs de s’en donner à coeur joie sur cette espèce pas si évidente à photographier en vol.

Arrivée à destination, nous profitons des dernières heures de la journée à la découverte des abords de Saint Georges. La surprise vient de l’observation d’une Oie des moissons qui a du zapper le départ migratoire, d’une colonie de Moineaux espagnols, et de la découverte de notre premierPélican frisé.

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Nous dînons à Saint Georges et dégustons d’excellents plats de poissons. La cuisine roumaine s’avère être une bonne surprise du voyage.

JOUR 5 : 4 mai 2010

Le matin, en compagnie de Stan et Cyril, je pars à la découverte des prairies humides tandis que l’autre moitié du groupe rejoint les rivages
de la Mer noire.

Dès la sortie de l’hôtel, nous faisons la découverte d’un Pic syriaque. L’espèce semble vraiment côtoyer les habitations (pourvu qu’il y ait des arbres de belle taille) et semble se laisser observer beaucoup plus facilement que notre Pic épeiche occidental. Nous remarquons tout de suite le cri de contact de l’espèce, bien différent de celui du Pic épeiche.
Ce cri semble être un excellent critère de détermination.

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Dans les prairies humides, des milliers de limicoles sont au rendez-vous, mais seulement quelques espèces sont représentées : pour la majorité des
Combattants variés et des Chevaliers sylvains.
Nous nous exerçons encore à la détermination des sous-espèces de
Bergeronnettes printanières et observons trois espèces de Pies-grièches(écorcheur, à poitrine rose et à tête rousse) La Pie-grièche à tête rousseobservée sera d’ailleurs la seule du voyage !

Après le déjeuner, nous quittons la ville, et naviguons jusqu’au lac Rosu : Ici le spectacle est assuré par les pêcheries des Pélicans blancs et desGrands Cormorans, ainsi que par le ballet aériens des Guifettes ( moustac,leucoptères et noires)

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Nous devions arriver à Carorman, un village de pêcheurs ; mais les éléments en ont décidé autrement : A cette période de l’année,
d’immenses radeaux flottants de tourbières et de phragmitaies dérivent au gré des courants et du vent. Notre canal de passage est bloqué et nous devons retourner à Sulina pour la nuit, n’ayant aucun autre chemin navigable jusqu’à Caraorman.

Une petite déception se lit sur les visages, mais la journée de demain nous graciera largement en compensation.

Nous mangeons sur le bateau accompagnés du concerto d’un
Butor en ut et profitons d’un magnifique couché de
soleil sur le delta.

JOUR 6 : 5 mai 2010

Nous quittons Sulina de bonne heure et déjeunons sur le bateau. Nous n’en sommes qu’aux prémices de la journée mais Cyril, l’oeil de lynx déjà affûté, repère un grand goéland au plumage particulier. Juste le temps de
prendre la paire de jumelles et de constater : Tête noire, pointe du bec rouge bigarrée de noir, impression d’une Mouette mélanocéphale gavée aux stéroïdes : C’est un
Goéland ichtyaète ! Sa seule observation me fit oublier directement la déception de la veille : Une espèce complètement inattendue, … mais en y réfléchissant, les colonies Ukrainiennes de cette espèce jouxtent la Mer noire… et nous sommes sur ses rivages.

Notre guide, quand à lui, semble dubitatif et nous affirme que l’espèce est d’observation fréquente en hiver près des Côtes roumaines de la Mer noire.

Nous remontons sur le Danube durant près de deux heures avant de le quitter pour un canal latéral. Deux heures durant, nous verrons des milliers de guifettes des trois espèces  en chasse au dessus
de l’eau : le spectacle est à peine croyable ! Les photographes, fins amateurs de photos en vol s’en donnent à coeur joie… et d’autres (dont je fais partie) savourent simplement ce moment magique. L’occasion est également excellente, et on ne peut plus pédagogique, pour s’entraîner à distinguer les trois espèces.

A priori, ce phénomène de masse est surtout visible au retour de migration, quand les oiseaux arrivent sur le fleuve et se gavent d’insectes pour reconstituer leurs réserves : Nous étions là au bon moment !

Nous arrivons en fin d’après-midi au village de Caraorman. L’environnement semble tout autant exceptionnel que déconcertant. Nous constatons à la fois les milieux naturels remarquables, et les affres du passé communiste de la Roumanie : énormes usines désaffectées et laissées à l’abandon dans un décor naturel somptueux.

Chacun se disperse un peu. De notre côté, nous fouillons les prairies buissonnantes à la recherche d’un hypothétique Bruant mélanocéphale… en vain ; puis je décide d’en découdre avec les Sonneurs à ventre de feu.
Depuis notre arrivée dans le Delta, des milliers de sonneurs animent les milieux humides sans jamais se laisser
voir. C’est donc pieds nus, dans les flaques, que je débusque mon premier sonneur à ventre de feu.

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J’ai pour éthique de ne pas perturber intentionnellement la faune, mais la tentation était trop grande d’observer au moins une fois le ventre coloré d’un sonneur à ventre de feu !… et je pense le dérangement négligeable au vu de la quantité impressionnante d’individus de cette espèce qui chantent à tous les coins de marécages.

La fin de soirée se passe avec des observations telles que des parades deCombattants variés en plumage nuptial, la découverte d’un groupe de 26 Bécasseaux de Temminck… Assurément, nous sommes loin de chez nous !

Le soir, au débrief, Stan nous fait partager une découverte non moins intéressante : des photos parfaites de Pipit à gorge rousse en plumage nuptial. Moi, ma gorge n’est pas rousse… mais serrée !

Au coucher du soleil, sur la mare située en face de l’hôtel, un curieux bruit retentit sous l’eau que j’attribue à un Pélobate. Après écoute des chants sur CD, il s’agit probablement du Pélobate brun.

JOUR 7 : 6 mai 2010

Au lever du jour en compagnie de Cyril, nous fonçons à la découverte des Pipits à gorge rousse dans la steppe humide située en arrière du village… et ça marche !

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Nous voyons une petite dizaine d’individus, surtout en vol, et parvenons à faire de mauvaises photos d’un individu occupé à chercher sa nourriture dans une dépression humide couverte de joncs.


Durant la matinée, nous visitons de la forêt de Caraorman. Nous ne pénétrons que sur la lisière du site, qui a un statut de protection, et palpons seulement sa richesse particulière. Une visite approfondie au lever du jour aurait été intéressante pour écouter le concerto matinal…

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Dans les prairies sablonneuses humides qui séparent la forêt du village, nous observons deux Oedicnèmes criards, quelques Rainettes arboricoles, et surtout, nous redécouvrons un groupe de Pipit à gorge rousse tout à fait sympathique qui semblent oublier que nous sommes seulement à quelques mètres d’eux : pour les photographes, c’est rock n’ roll

!

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Nous déjeunons à bord du bateau puis partons par les canaux vers Mila23, notre prochaine étape.
Incontestablement, Caraorman restera un site inoubliable du Delta.

En route, nous nous arrêtons sur une lagune que nous avions croisé le premier jour. L’occasion de se repaître de
Fuligules nyrocas, de Grèbes jougris et

à cou noir… et de poser pied à terre. 

Stan de son côté en profitera pour découvrir seul et photographier quelques Alaudidés … et nous demandera au retour de balade : C’est quoi çà ?! …Tout simplement les premières Alouettes calandrelles de notre périple !


Nous repartons et passons à proximité du Monastère de Batag situé au coeur du delta dans un univers isolé en parfaite harmonie avec la nature ... Dommage de ne pas s’arrêter, mais Mihai semble vouloir combler le temps perdu à Sulina… et veut nous faire découvrir une autre merveille du delta :

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Nous arrivons à quelques mètres d’une colonie de Corbeaux freux. Les premiers couples de Faucons kobez sont arrivés : La lutte des Corbeaux freux pour sauvegarder leurs nids est spectaculaire. En permanence, les Faucons kobez harcèlent pour tenter de récupérer un nid qu’ils sont incapables de construire eux-mêmes.

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Dans quelques semaines, ce ne seront plus quelques couples de kobez mais des dizaines qui harcèleront la colonie des freux pour cette guerre des nids ! (Voir  "Couple de Faucons kobez cherche nid désespérement" sur le site "OiseauxEthologie" qui narre l'affrontement des différents protagonistes sur http://www.oiseauxethologie.fr/php/articles.php?lng=fr&pg=247 )

Nous arrivons en fin de soirée à Mila23, village de pêcheurs lipovènes (300 habitants, situé au coeur du delta du Danube). Mila 23 semble être une langue de terre perdue au milieu des eaux du Danube. Le temps qui nous est imparti ne nous permet  pas de  fouiller mais je repars d’ici avec l’impression que ce n’était pas la meilleure place du Delta pour observer les oiseaux. D’après, Mihai, le site sera beaucoup plus intéressant quand les eaux du Danube baisseront, car les rivages se remplieront de limicoles.


JOUR 8 : 7 mai 2010

Départ du village de Mila23 à destination de Tulcea. Notre dernière journée dans le Delta en bateau.
Nous profitons une dernière fois de ce paradis naturel, mélange sympathique de paysages d'eau, de canaux, de roselières, d'oiseaux, de pêcheurs, de nénuphars,… Jamais je n’oublierai qu’il existe encore à proximité de chez nous d’aussi vastes étendues de zones humides préservées. En comparaison, les quelques hectares que je
m’évertue à protéger en France me semblent bien dérisoires… et je mesure l’ampleur des dégâts que nous avons pu accomplir dans notre pays.

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Nous passons en bateau à proximité d’un site de nidification du Grèbe jougris

où une trentaine de couples nichent et nous avons le privilège,

pour cette dernière journée, d’observer une dernière fois les seigneurs des lieux : les grands Pygargues à queue blanche..

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Arrivés dans le port de Tulcea, nous quittons Georges, notre « Bucata » hors pair qui nous a concocté toute la semaine sur l’eau des merveilleux plats cuisinés. Georges, nous n’oublierons pas tes délicieux potages !

Nous dormons dans notre hôtel d’arrivée : la pensiunea Melisea à Tulcea, et passons la soirée en ville.

JOUR 10 : 9 mai 2010

Après une négociation de groupe avec Mihai, nous passerons les 2 dernières nuits dans la forêt de Babadag, et non à Tulcea.
Nous partons ce matin avec tous les bagages et nous dirigeons vers Murighiol, où se trouve un site protégé d’étang. Là se trouve une grosse colonie de
Mouettes mélanocéphales… et des milliers (milliards ?) de moustiques !
Moi, je m’éloigne un peu du bord de l’eau et me concentre sur les prairies où vivent de nombreux
Sousliks. Je comptait bien revenir avec un joli cliché de ce petit mammifère ; et bien voilà qui est fait !

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Sur les étangs, la quantité d’oiseaux est impressionnante. La surprise viendra cependant d’un individu en particulier : Un
Grèbe esclavon en plumage nuptial au milieu des Grèbes à cou noir.

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Encore une fois, nous sentons que la migration est active : Les nicheurs estivaux ne sont pas tous arrivés, et côté hivernants, avec
l’Oie des moissonsde Saint George et les Cygnes chanteurs de Sulina, le Grèbe esclavon est la troisième espèce que nous n’aurions pas vraiment dû voir en mai ! Secrètement, je me dis qu’il doit bien rester une Bernache à cou roux dans le pays…

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Plus tard, nous arrêtons sur la route C222 devant des colonies de guêpiers. Nous sentons un potentiel énorme mais les oiseaux ne sont pas encore tous arrivés. Les prairies alentours sont magnifiques de fleurs, d’insectes en tout genre et nous y observons à nouveau Pipits rousselines, Bruants ortolans et proyers, Rolliers, Moineaux friquets dans les cavités anciennes de Guêpiers d'Europe

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Nous traversons également le village lipovène de Sari Chioi. Au détour d’une rue, nous sortons en trombe du minibus, bardés de matériel optique sous les yeux éberlués des villageois pour photographier un couple de Pic syriaque. Je prends conscience à ce moment de l’incongruité de la situation: : Le tourisme ornithologique est incontestablement une énigme pour le quidam roumain !


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Dans ce village pas comme les autres, nous observons également la Pie-grièche à poitrine rose, et Mihai nous offre « sur un plateau » un énigmatique
Engoulevent d’Europe perché sur un arbre longeant la route, … lequel n’avait sans doute pas prévu de se faire photographier plusieurs centaines de fois durant sa sieste diurne.

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Goscinny et Uderzo auraient pu faire dire à un Obélix local : « Ils sont fous ces occidentaux ! » Moi, je prends surtout conscience que le voyage ornithologique est un privilège de riches !

Nous terminons la journée autour d’Enisala. Sur les lagunes, nous y observons entre autre les premiers Blongios nains du voyage et quelquesCistudes d’Europe se dorant au soleil. Alors que tous les migrateurs ne sont pas encore arrivés, nous contemplons les pulli de Grèbes huppés «chevauchant » sur le dos de leurs parents), de Foulques macroules et deCanards Colvert.


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Nous nous rendons également au Château d’Enisala. Ici, le paysage est magnifique. Nous contemplons de là-haut le Lac Razim, le plus grand lac du Delta.

Nous ne visiterons pas les ruines du château, importunés par un garde peu scrupuleux qui demandera de
l’argent liquide à notre guide. Le prétexte : Nous possédons du matériel photographique !... Aucune photo des ruines n’a été prise mais cette corruption abusive semble presque « normale » pour Mihai qui paye sans broncher l’argent réclamé !

Moi, je laisse regarder au travers de ma longue-vue des locaux interpellés par mon matériel. Après des remerciements chaleureux, ils nous offrent un bouquet de fleurs sauvages ; des Peonia. Ces fleurs sont intégralement protégées et sont d’après Mihai endémiques de la forêt de Babadag en Roumanie.
Après une explication de texte en règle entre notre guide et ces personnes, nous rendons leurs fleurs sauvages et comprenons qu’elles font l’objet d’une cueillette abusive, rapportant quelques sous sur les marchés des villes, au détriment de la conservation de l’espèce.


Le soir, nous gagnons sous la pluie notre pension située au coeur de la forêt de Babadag. Il pleuvra toute la nuit, nous privant ainsi d’une belle fin de soirée d’observation.

JOUR 11 : 10 mai 2010

Dernier jour d’observation avant le départ. Avec Cyril, nous sommes au lever du jour dans la forêt, histoire de ne pas perdre une miette du temps qui nous est imparti. Nous sommes récompensés par une démonstration vocale d’Hypolaïs ictérine dont nous parvenons à faire de belles observations dans les cimes.

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Nous prospectons toute la journée les sites de Vadu-Histria en bordure de la mer noire. Le potentiel est énorme et je comprends que plusieurs jours supplémentaires auraient été plus que bienvenus pour explorer la Dobroudja.
Parmi les observations les plus remarquables de la journée :
Rousserolleisabelle,  Bécasseau falcinelle, les Glaréoles à collier, les Panures à moustaches.

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Je profite des derniers Sousliks avant certainement un bon bout de temps. Au bout de la digue, nous découvrons la Mer noire. Je quitte mes chaussures et ma longue-vue momentanément pour les pieds dans l’eau ; et ramasser quelques coquillages souvenirs…

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Le soir, les dernières heures sont passées en forêt de Babadag, à la recherche quasi-inespérée d’un Faucon lanier, nicheur rare ici.
Des images plein la tête, nous comprenons que l’aventure roumaine prend fin… et que le temps est au voyage de retour.

Le volcan islandais fait des siennes, menaçant le fonctionnement des aéroports européens… mais le retour se fera finalement sans encombres,… et sans journée supplémentaire sur le territoire roumain.

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Merci à la Roumanie, à ses beautés naturalistes, à ses paysages préservés et à ses gens, formidables pour l’accueil qu’il nous ont réservés.
Merci à Mihai pour sa spontanéité et son amour du delta.

Merci également à notre groupe avec qui, malgré d’évidentes différences de personnalité, d’objectifs ou d’attentes, nous avons partagé de merveilleux souvenirs, dans le respect mutuel. Mon esprit solitaire me faisait craindre ce type d’organisation mais force est de constater que l’aventure fut agréable, et très enrichissante.

Humainement, une belle leçon de chose pour moi, le plus jeune de l’aventure :

Merci à André, Corinne et Odette : Grâce à vous, à votre enthousiasme, j’ai moins peur de vieillir.

Merci à Marc et Annie : Je sais maintenant que l’amour peut durer longtemps. Je retiens votre façon d’entrevoir le monde et le bonheur.

Merci à Stan, pour l’ensemble de son oeuvre en Roumanie, et pour sa personnalité hors-norme.

Et bien sûr, Merci à mon compagnon de route, Cyril, avec qui nous avons rêvé ce projet oriental, …initialement à deux, sans structure organisatrice.


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Les oiseaux du delta du Danube (Roumanie 2010)

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(Pour avoir accès au texte plus photosgrand format,cliquez sur http://www.chezfred.info/Carnets/carnet_ROM.php)

Ce circuit m'a permis une visite approfondie du delta du Danube, suivie de quelques jours près de la mer Noire et dans les montagnes de Macin. Le but principal était l'observation de la faune et principalement des nombreuses espèces d'oiseaux qui peuplent la région. Pour les oiseaux, j'ai utilisé le guide d'identification suivant : Le guide ornitho de Lars Svenson, Killian Mullarney, Dan Zetterstrom et Peter J. Grant (éditions Delachaux et Niestlé)

Le 21 mai

Nous arrivons à l'aéroport de Bucarest en début d'après-midi et partons sans tarder en direction de Tulcea, grande ville située aux portes du delta du Danube. Tout au long de la route, je peux faire mes premières observations. Je note notamment une énorme colonie de Corbeau freux (Corvus frugilegus) dans des arbres en bordure de route. Les Choucas des tours (Coloeus monedula), Tourterelle turque (Streptopelia decaocto), Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), Moineau domestique (Passer domesticus) sont nombreux dans les villes et villages. Quelques Corneille mantelée (Corvus cornix) sont aussi observées dans les champs. Des dizaines de Cigogne blanche (Ciconia ciconia) se nourrissent dans les cultures ou dans les zones humides.

Nous faisons une pause près d'un petit lac où une famille de Tadorne casarca (Tadorna ferruginea) promène ses canetons. Ils sont accompagnés de Héron cendré (Ardea cinerea), Aigrette garzette (Egretta garzetta), Cygne tuberculé (Cygnus olor), Fuligule milouin (Aythya ferina), Foulque macroule (Fulica atra). Des dizaines de Guifette moustac (Chlidonias hybrida) survolent inlassablement le plan d'eau accompagnées de 3 Sterne pierregarin (Sterna hirundo), d'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) et d'Hirondelle rustique (Hirundo rustica). Plus loin, des Guêpier d'Europe (Merops apiaster) chassent les insectes et sont facilement détectés grâce à leurs cris.

Enfin, après avoir repris la route, je note un Cormoran pygmée (Microcarbo pygmeus), l'une des espèces emblématiques de la région. Nous arrivons à Tulcea en fin de journée où notre guide Mihai nous accueille. Nous dinons et passons la nuit à la Pensiunea Melisa.

Le 22 mai

Nous quittons l'hôtel en direction des bords du Danube et montons à bord du bateau dans lequel nous allons voyager pendant 7 jours. Il s'agit d'une petite embarcation qui nous permettra de passer partout grâce à son faible tirant d'eau. Le moteur est silencieux, pour éviter d'effrayer les oiseaux. Le delta du Danube (Delta Dunarii en roumain), est situé pour les trois quarts au nord de la province roumaine de Dobrogée et pour un quart dans la province ukrainienne d'Odessa. C'est le plus grand des deltas européens après le delta de la Volga, avec une superficie de 3 446 km².

Nous commençons par descendre le bras principal du Danube qui s'écoule vers la mer Noire. Nous observons les premiers oiseaux communs, Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), Goéland pontique (Larus cachinnans), Hirondelle rustique (Hirundo rustica), Pie bavarde (Pica pica), Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), Corneille mantelée (Corvus cornix) que nous verrons tous les jours. Nous notons aussi les premiers Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) et 3 Oie cendrée (Anser anser) en vol.

Nous quittons cette autoroute aquatique pour emprunter de petits canaux, beaucoup moins fréquentés et où nous sommes plus proche des rives. La première belle observation sera pour une famille de Chouette hulotte (Strix aluco) que nous devinons dans le dense feuillage. Nous naviguons tour à tour dans la forêt, puis dans des zones plus ouvertes, traversons des lacs.

Sur l'eau, nous notons des Grèbe huppé (Podiceps cristatus) et un seul Grèbe jougris (Podiceps grisegena). Les Cormoran pygmée (Microcarbo pygmeus) sont plus nombreux que les Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo). Parmi les ardéidés, le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) s'avère le plus représenté, nous voyons aussi Héron cendré (Ardea cinerea), Héron pourpré (Ardea purpurea), Aigrette garzette (Egretta garzetta), Grande Aigrette (Ardea alba) et Crabier chevelu (Ardeola ralloides). Les autres grands échassiers vus ce jour sont la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), l'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) et la Spatule blanche (Platalea leucorodia).

Parmi les espèces remarquables du delta, nous pouvons observer les deux espèces de pélicans, le Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus), le plus représenté et toujours en groupe assez important et le Pélican frisé (Pelecanus crispus), vu tous les jours mais souvent des individus isolés.

Les anatidés sont représentés par des Cygne tuberculé (Cygnus olor), des Canard chipeau (Anas strepera), des Canard colvert (Anas platyrhynchos), 3 Sarcelle d'été (Anas querquedula), des Fuligule milouin (Aythya ferina), des Fuligule nyroca (Aythya nyroca) et 2 Nette rousse (Netta rufina). Parmi les rapaces, des Busard des roseaux (Circus aeruginosus) patrouillent au dessus des immenses roselières, les Faucon hobereau (Falco subbuteo) chassent les innombrables libellules, un seul Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est noté.

Un Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) est aperçu sur la rive, tandis que sur l'eau nagent des Foulque macroule (Fulica atra) et une Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus). Le seul limicole du jour est le Vanneau huppé (Vanellus vanellus). Parmi les nombreux Goéland pontique (Larus cachinnans) qui survolent le bras pricipal que nous rejoignons en fin de journée, je note un superbe Goéland ichthyaète (Ichthyaetus ichthyaetus). Plus légères, les Guifette moustac (Chlidonias hybrida) sont omniprésentes, plus nombreuses que les Sterne pierregarin (Sterna hirundo).

Quelques Pigeon ramier (Columba palumbus) sont notés. Par contre, le Coucou gris (Cuculus canorus) est très présent, beaucoup entendu, mais aussi souvent vu, en vol et également posé. Des Huppe fasciée (Upupa epops), Guêpier d'Europe (Merops apiaster), Rollier d'Europe (Coracias garrulus) et Loriot d'Europe (Oriolus oriolus) ajoutent une touche colorée à ce tableau. Un Pic cendré (Picus canus) est aperçu, traversant le canal devant le bateau.

Parmi les passereaux, j'ai pu observer 1 Bergeronnette printanière (Motacilla flava), 3 Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), des Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) qui s'époumonent dans les roselières, parfois bien en vue, 1 Pouillot véloce (Phylloscopus collybita), 3 Mésange bleue (Cyanistes caeruleus), un groupe de Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus).

En fin de journée, nous arrivons à Sfantu Gheorghe (St Georges), petite localité située au bord de la mer Noire, le long du bras principal du Danube. Un Héron cendré (Ardea cinerea), très joli dans la lumière qui décline, nous accueille. Nous nous installons à la Pension Lucia où j'observe un Moineau friquet (Passer montanus) et des Chardonneret élégant (Carduelis carduelis).

Le 23 mai

Je débute la journée par une petite balade le long du Danube près de notre hébergement. Je peux y observer Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus), Aigrette garzette (Egretta garzetta), Grande Aigrette (Ardea alba), Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), Héron cendré (Ardea cinerea), Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), Goéland pontique (Larus cachinnans), Sterne pierregarin (Sterna hirundo) au bord de l'eau.

Parmi les passereaux, je surprends un accouplement de Moineau friquet (Passer montanus), des Chardonneret élégant (Carduelis carduelis), 3 Mésange bleue (Cyanistes caeruleus), 1 Mésange charbonnière (Parus major), des Bergeronnette grise (Motacilla alba) dont plusieurs juvéniles.

Nous prenons ensuite le bateau pour une promenade de quelques heures autour de Sfantu Gheorghe. J'observe mes premiers Faucon kobez (Falco vespertinus) qui chassent en compagnie des Faucon hobereau (Falco subbuteo). Les Coucou gris (Cuculus canorus) sont encore très présent et je peux en photographier un. Un joli mâle de Busard des roseaux (Circus aeruginosus) passe près du bateau.

Nous faisons une pause près de l'endroit où le canal se jette dans la mer Noire. Ici, les Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) sont très nombreux, ils nous gratifient de leur technique de pêche collective, disposés en cercle et plongeant le bec dans l'eau tous en même temps. Quelques Pélican frisé (Pelecanus crispus) les accompagnent. Des centaines de Cygne tuberculé (Cygnus olor) sont visibles au loin en mer. Parmi les nouvelles espèces, je note 2 Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), un groupe de Guifette noire (Chlidonias niger) survole le bateau. Quelques Pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor) et Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) sont également notées. Nous déjeunons à bord et rentrons à St Georges.

L'après-midi, nous partons à pied vers les rivages de la mer Moire. Dans les buissons, nous entendons et voyons des Fauvette babillarde (Sylvia curruca) qui ont trouvé ici un excellent endroit pour nicher. Un site également apprècié par les Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Dans les marais arrière-littoraux nichent quelques couples d'Oie cendrée (Anser anser). Nous arrivons sur la plage, c'est dimanche et les touristes sont assez nombreux et nous faisons vite demi-tour, pas grand chose à observer. Au retour, nous découvrons un minuscule serpent de quelques cm de long, c'est une vipère d'Orsini.

En fin de journée, nouvelle balade dans les buissons où je surprends un Pic cendré (Picus canus). Puis, nous découvrons une Fauvette babillarde (Sylvia curruca) en plein nourrissage, nous ne cherchons pas le nid, mais observons longuement le petit oiseau voler de branches et branches le bec plein d'insectes. Plus loin, un jeune Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) à peine volant nous prouve que le site est propice à la reproduction. Nous dinons et passons la nuit à la Pension Lucia.

Le 24 mai

Comme hier matin, petite balade le long du Danube, avec les mêmes espèces que la veille.

Après le petit-déjeuner, nous partons à pied autour d'une petite zone humide derrière le village. Une colonie de Guêpier d'Europe (Merops apiaster) a creusé ses nids dans le talus d'un petit canal. Les oiseaux nous montrent toutes leurs couleurs lors de leurs parties de chasse aux insectes. Un Faucon hobereau (Falco subbuteo) fait également un passage. Des Guifette moustac (Chlidonias hybrida) nichent sur le petit plan d'eau, les nids sont installés sur des plantes flottantes. Plus loin, une Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) égrène son chant très sonore... et peu mélodieux, il faut le dire. Une Bergeronnette printanière (Motacilla flava) l'accompagne dans la roselière.

Les grenouilles vertes se font aussi entendre et voir. Nous quittons ce magnifique endroit pour une dernière promenade dans les rues de Saint-Georges. Ce village n'est accessible qu'en bateau, il comporte un millier d'habitants pour la plupart d'origine Ukrainienne. Quelques Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) sont visibles sur les toits.

Nous remontons à bord du bateau et quittons le village pour reprendre notre navigation sur les lacs et canaux du delta. Nous suivons un long canal bordé de buissons qui abritent Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) et Pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor). Les Coucou gris (Cuculus canorus) sont toujours aussi nombreux. Des Cigogne blanche (Ciconia ciconia) ont installés leurs nids sur les pylones électriques qui suivent la rive. Un Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) se promène au bord de l'eau.

Les Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) sont toujours aussi démonstratives et nous pouvons en approcher quelques-unes. Les Héron pourpré (Ardea purpurea) sont aussi bien présents dans les roselières qui s'étendent à perte de vue. J'y note également un Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus). Plus loin, dans des arbres qui bordent la rives, nous trouvons un groupe de Panure à moustaches (Panurus biarmicus). Sans cesse en mouvement et cachés par les branches, les oiseaux sont difficiles à observer et photographier. Ensuite, nous découvrons une nid de Rémiz penduline (Remiz pendulinus) en cours de construction, petit chef-d'oeuvre naturel couvert de chatons de saule ou de massette. Malheureusement, ceux-ci sont souvent victime du pillage de touristes indélicats.

Après avoir traversé le lac Rosu, nous rejoignons le deuxième bras principal du Danube que nous descendons jusqu'à Sulina. Ce port situé au bord de la mer Noire compte environ 5000 habitants. C'est ici que les gros cargos sortent de la mer pour remonter le Danube. La ville connait actuellement une forte crise économique et sa population à beaucoup diminué, de nombreux bâtiments désafectés sont visibles sur la rive d'en face. Nous nous installons pour la nuit à la pension Jean Bart !!!

Le 25 mai

Comme d'habitude, levé aux aurores, je pars pour une petite balade matinale sur les quais du Danube et pour aller voir la jolie église orthodoxe de Sulina.

Après le petit-déjeuner, nous partons à pied en direction de la mer Noire. Nous faisons une halte dans le cimetière, endroit souvent intéressant pour les oiseaux. Effectivement, nous pouvons y observer une colonie de Guêpier d'Europe (Merops apiaster) qui a creusé ses nids dans les rives d'un canal pourtant bien pollué. Une Huppe fasciée (Upupa epops) joue à cache-cache derrière les tombes, imitée par un Traquet motteux (Oenanthe oenanthe). Une Pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor) fait la navette entre les différents arbres. Plus loin, quelques plans d'eaux, eux aussi pollués, nous permettent de voir quelques Echasse blanche (Himantopus himantopus) et Tadorne de Belon (Tadorna tadorna). Une Bondrée apivore (Pernis apivorus) passe en vol et se fait houspiller par des Corneille mantelée (Corvus cornix).

Nous remontons à bord et quittons Sulina sur le large bras du Danube que nous remontons vers l'ouest. Le fleuve est presque en crue comme en témoignent sa couleur marron et le fort débit. Notre petite embarcation a du mal à avancer et nous mettons de longues heures avant de bifurquer après le village de Crisan. Nous retrouvons un plus petit canal et les oiseaux sont également plus nombreux. Une colonie de Guifette moustac (Chlidonias hybrida) s'est installée sur des nénuphars dans un petit plan d'eau à l'écart du canal. Mais, il commence à pleuvoir et nous esuyons une grosse averse d'orage. Après la pluie, le paysage est magnifique lorsque le soleil réapparait.

Plus nous avançons, plus les oiseaux sont nombreux. Nous voyons notre premier Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis). Une Spatule blanche (Platalea leucorodia) passe en vol, puis une groupe de Barge à queue noire (Limosa limosa). Nous faisons un arrêt près d'une zone où de nombreuses espèces sont rassemblées. Parmi les nouveautés, notons un Petit gravelot (Charadrius dubius), des Sarcelle d'été (Anas querquedula), un Canard souchet (Anas clypeata).

Nous continuons notre avancée lorsque nous approchons d'un groupe de Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus). Les oiseaux vont nous faire un festival d'envols successifs dans une lumière de fin de journée exceptionnelle.

Nous atteignons Caraorman, notre étape du soir, entouré de zones humides qui s'annoncent très intéressantes pour demain... Nous dinons et passons la nuit dans une guest-house de ce village situé en plein coeur du delta.

Le 26 mai

Le village de Caraorman est situé sur un immense banc de sable de 7000 hectares, vestige d'une ancienne plage au bord de la mer Noire. Il comporte quelques centaines d'habitants, majoritairement d'origine Ukrainienne. Son nom, d'origine Turque, signifie la forêt noire. Aux alentours, le paysage est constitué de vastes zones humides, des dunes de sable et une grande forêt de chênes. On y trouve aussi les ruines d'un complexe industriel du temps de Ceaucescu. Le dictateur voulait faire de Caraorman le centre économique du delta du Danube en y exploitant le sable d'excellente qualité. Il a fait construire de nombreux batiments, hangars, convoyeurs et deux immenses grues. Tout cela n'a jamais servi et tout a été stoppé en 1989. De cet immense gâchis ne restent maintenant que des ruines envahies par des ânes !!!!

L'une des première espèce que j'observe en sortant de notre hébergement est le Pic syriaque (Dendrocopos syriacus). Il tambourine bruyamment sur un nichoir en bois installé sur le tronc d'un arbre. A côté un couple de Cigogne blanche (Ciconia ciconia) a construit son nid au sommet d'un pylone électrique et nous pouvons voir les poussins, ainsi que les claquements de becs et parades qui saluent l'arrivée d'un des adultes dans le nid.

Nous partons à pied pour une balade au bord de la zone humide qui abrite entre autres Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), Echasse blanche (Himantopus himantopus), Petit gravelot (Charadrius dubius), Vanneau huppé (Vanellus vanellus). Mais l'atttraction principale est la présence de la Glaréole à collier (Glareola pratincola) qui niche ici. Nous observons ces magnifiques oiseaux en vol au dessus de nos têtes. Les orchis des marais sont en fleur, nous en voyons très régulièrement dans le delta. Nous poursuivons la promenade en direction des dunes où nous faisons envoler deux Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus). Nous rentrons au village après un passage à côté de la forêt noire.

Il est temps de remonter à bord et de reprendre la navigation. Quelques nouvelles espèces sont notées, un Blongios nain (Ixobrychus minutus) survole la roselière durant quelques secondes, un Pic noir (Dryocopus martius) reste lui aussi quelques secondes en vue sur le tronc d'un arbre mort. Je note également les premières Hirondelle de rivage (Riparia riparia). Enfin, j'aperçois un Gobemouche gris (Muscicapa striata).

Nous poursuivons ainsi jusqu'en fin d'après-midi où nous rejoignons le village de Mila 23, situé au bord d'un ancien méandre du Danube, devenu un bras 'mort' depuis qu'un canal a été creusé afin de couper celui-ci. Il est peuplé de Lipovènes, un peuple Russe venu s'installer dans le delta au XVIIIème siècle. Nous dinons et passons la nuit dans une jolie pension.

Le 27 mai

La journée complète est consacrée à la navigation autour de Mila23. Parmi les observations intéressantes, nous commençons par longer une petite colonie nicheuse de Guifette noire (Chlidonias niger). Plus loin, une Rémiz penduline (Remiz pendulinus) nous laisse le temps de la photographier avant de disparaitre dans la végétation. Nous voyons également 3 Blongios nain (Ixobrychus minutus) en vol. 2 Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) se nourrissent sur les bords d'un petit canal.

Une pause imprévue pour enlever les plantes qui empêchent l'hélice de tourner, nous permet de photographier une grenouille verte, quelques-unes de innombrables libellules, dont certaines viennent ici pondre sur ces plantes aquatiques. Plus loin, nous trouvons notre première tortue, une cistude d'Europe.

Nous faisons une pause pour visiter le monastère de Batag (Saint Atanasie) situé au bord du canal. Celui-ci a été construit il y a une dizaine d'année sur des terres rendues aux moines. Une jolie Hirondelle rustique (Hirundo rustica) y pose pour la photo.

Tout à côté du monastère, sur la rive d'en face se trouve la grande attraction de notre journée. Il s'agit d'une colonie mixte Faucon kobez (Falco vespertinus) / Corbeau freux (Corvus frugilegus). Les deux espèces cohabitent dans une groupe d'arbres où ils ont installé leurs nids. Les corbeaux sont en train de nourrir les jeunes déjà bien grands, alors que les faucons en sont à l'installation des nids et nous observons des accouplements. Un grand rapace survole le site à haute altitude, c'est très probablement un Aigle pomarin (Aquila pomarina).

Après le déjeuner face à ce magnifique spectacle, nous reprenons la navigation. Une nouvelles espèce est notée un peu plus loin, le Bruant proyer (Emberiza calandra). Sur la route du retour, nous pouvons observer et photographier des Grèbe jougris (Podiceps grisegena) et deux jolies Sterne pierregarin (Sterna hirundo). Nous rentrons à Mila 23 et passons la nuit dans la même pension.

Le 28 mai

C'est déjà notre dernière journée dans ce magnifique écosystème que constitue le delta du Danube. Nous quittons Mila 23 en direction de Tulcea. Parmi les attractions de la journée, notons ce Pic cendré (Picus canus) qui vient se poser sur un arbre qui surplombe le canal et se laisse admirer plusieurs minutes.

Un rat musqué traverse le canal devant notre bateau, transportant quelques matériaux. Aujourd'hui constituait notre dernière chance de voir le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla). Ce fut chose faite à 2 reprises, un adulte est vu posé à la cime d'un arbre, mais s'envole avant que nous ayons pu l'approcher suffisamment. Le second, beaucoup plus proche, était posé sur la rive dans la végétation et s'enfuit au passage du bateau sans que nous puissions le voir correctement. Nous faisons la pause déjeuner près d'une colonie de Guifette moustac (Chlidonias hybrida) en pleine activité. Les oiseaux passent inlassablement en transportant des matériaux de construction.

Nous réalisons les dernières photos des oiseaux qui nous ont accompagnés durant ces 7 jours d'immersion dans le delta. Le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) est particulièrement bien représenté ce jour. Les 2 dernières nouveautés sont un couple de Pigeon colombin (Columba oenas) qui passe en vol et un Gobemouche à collier (Ficedula albicollis) vu posé dans les arbres qui bordent la rive. Nous atteignons Tulcea en fin d'après-midi et passons la nuit à la pension Melisa.

Le 29 mai

Petite balade matinale dans le parc qui jouxte notre hébergement et qui offre une jolie vue sur Tulcea et le Danube. Je peux y observer un Pic syriaque (Dendrocopos syriacus).

Nous partons en bus vers le sud-est et faisons un premier arrêt à côté d'une falaise où nichent Guêpier d'Europe (Merops apiaster) et Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris). Une Chevêche d'Athéna (Athene noctua) y est également observée. Aux alentours, je note 2 Pipit rousseline (Anthus campestris), quelques Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), 3 Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina) et 2 Bruant proyer (Emberiza calandra). Nous poursuivons vers un deuxième site similaire où les mêmes espèces sont notées.

Notre minibus nous conduit ensuite vers le lac de Murighiol, une zone humide très intéressante. Sur les ilôts nichent Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), Fuligule nyroca (Aythya nyroca), Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus), Goéland pontique (Larus cachinnans) et Sterne pierregarin (Sterna hirundo). Le ballet aérien est incessant pour nourrir tous les poussins affamés. Sur les bords, Echasse blanche (Himantopus himantopus) et Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), nicheuses également, alertent à notre passage en nous survolant à grand renfort de cris.

Après avoir fait une promenade le long de ce lac, puis pris le pique-nique, nous reprenons la route vers Enisala et particulièrement sa forteresse. Celle-ci date du XIIème - XIVème siècle, elle a été batie sur une falaise calcaire afin de surveiller l'embouchure de Danube. On y découvre un joli panorama. Peu d'oiseaux ici, si ce ne sont les Huppe fasciée (Upupa epops) et les Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) dont quelques juvéniles.

Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt pour observer un nid de Cigogne blanche (Ciconia ciconia) sous lequel une colonie de Moineau espagnol (Passer hispaniolensis) s'est installée. Nous rentrons à Tulcea et passons la nuit à la pension Melisa.

Le 30 mai

Nous quittons Tulcea pour rejoindre les bords de la mer Noire. Nous traversons la campagne Roumaine où les travaux dans les champs sont encore souvent fait manuellement par de nombreux ouvriers agricoles et par des charrues tirées par des animaux. Les herbicides sont encore peu utilisés comme en témoignent les innombrables coquelicots qui poussent dans les champs de céréales. Nous arrivons dans la petite localité de Vadu et nous arrêtons près d'un complexe industriel à l'abandon comme nous en avons vu déjà plusieurs en route.

Nous partons à pied observer sur les différents étangs arrière-littoraux. Un petit oiseau chante dans la roselière, nous pouvons l'apercevoir, il s'agit d'une Rousserolle isabelle (Acrocephalus agricola). Des Panure à moustaches (Panurus biarmicus) sont également installées ici, ainsi que des Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus). Une Bergeronnette printanière (Motacilla flava) de la sous-espèce des Balkans (feldegg) y est aussi observée.

Plus loin, un plan d'eau accueille quelques limicoles, un Chevalier sylvain (Tringa glareola) et des Chevalier gambette (Tringa totanus). On y trouve également une crêche de poussins de Tadorne de Belon (Tadorna tadorna). 3 Sterne caspienne (Hydroprogne caspia), des Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus) et quelques Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus) sont aussi présentes. Un groupe de Spatule blanche (Platalea leucorodia) vient se poser non loin. Sur les digues de sable, on peut voir un curieux mammifère, le souslik. Ce petit rongeur y creuse des terriers avec des guetteurs qui se dressent sur leurs pattes arrières.

Nous poursuivons jusque sur les dunes et la plage très fréquentées en ce dimanche. Nous pouvons néanmoins voir des Cochevis huppé (Galerida cristata), un groupe de Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis) passe en mer. Le ciel se charge, une averse tombe et nous partons pique-niquer à l'abri.

Nous reprenons la route vers Histria, située à quelques kilomètres. Là encore, de vastes marais nous permettent de jolies observations. Les limicoles sont peu nombreux, mais offrent une belle variété; des Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus), 3 Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea), des Bécasseau minute (Calidris minuta), des Barge à queue noire (Limosa limosa) et un Combattant varié (Philomachus pugnax) sont observés. Tout cela survolé par des Glaréole à collier (Glareola pratincola), des Sterne naine (Sternula albifrons) et des Alouette des champs (Alauda arvensis). Plus loin, près du musée, des Moineau espagnol (Passer hispaniolensis) ont aussi installé leurs nids sous celui d'un couple de Cigogne blanche (Ciconia ciconia).

Nous quittons le littoral pour rejoindre la forêt de Babadag. Nous y faisons une petite promenade qui ne nous donne pas grand chose car il est un peu trop tard, seule nouvelle espèce notée, la Mésange nonnette (Poecile palustris). Nos nous installons ensuite près de là, à l'hôtel Doi Iepurasi

Le 31 mai

Pour cette dernière journée, nous changeons radicalement de milieu pour aller observer dans le parc National des montagnes de Macin. En route, nous notons les premières Buse féroce (Buteo rufinus) accompagnées de Buse variable (Buteo buteo). Nous faisons un arrêt pour observer une Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Les Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) sont assez nombreuses. Plus loin, ce sont 3 Cigogne noire (Ciconia nigra) qui se nourrissent en compagnie de Cigogne blanche (Ciconia ciconia) dans un petit marais.

Nous arrivons au pied de la petite chaine de montagne et roulons dans un milieu de steppe. Les Traquet isabelle (Oenanthe isabellina) sont ici très nombreux. Nous notons aussi des Bruant proyer (Emberiza calandra), un Cochevis huppé (Galerida cristata), des Alouette des champs (Alauda arvensis), des Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) et deux Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus).

Dans un petit bosquet, nous trouvons un Pic mar (Dendrocopos medius). Notre guide nous trouve un énorme grillon, endémique à la région. Plus loin, une tortue, elle aussi endémique, traverse la piste devant nous. Nous poursuivons pour aller déjeuner chez le sympathique garde-forestier. Durant cet excellent repas, nous obervons un Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus), puis un Aigle botté (Hieraaetus pennatus) qui survolent la montagne.

Pour digérer, nous partons marcher dans la montagne. Les rapaces sont encore bien présents et nous notons un Epervier à pieds courts (Accipiter brevipes), des Buse féroce (Buteo rufinus) et un nouveau Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus). Une Alouette lulu (Lullula arborea) est posée sur un rocher proche de nous. Quelques Grand Corbeau (Corvus corax) passent en vol. Nous passons du temps à observer et tenter d'identifier un traquet lointain, après soumission des photos aux ornithos locaux, il semblerait que ce soit un hybride entre le traquet oreillard et le traquet pie. Nous notons aussi deux reptiles; le lézard vert et le lézard des Balkans.

Il est temps de rentrer et nous reprenons la route de l'hôtel, mais faisons un dernier arrêt non prévu près d'un pont. En effet, notre guide à vu une Hirondelle rousseline (Cecropis daurica). Nous pouvons effectivement l'observer, visiblement elle niche sous le pont. Cet arrêt est très intéressant car de l'autre côté de la route chante un Bruant mélanocéphale (Emberiza melanocephala), ce mâle se trouve sur un fil éléctrique et nous pouvons le photographier de très près. C'est sur cette dernière observation que se termine ce très beau voyage.

french mass media about us:

 

http://www.dynamosolidaire.fr/reportage63.html

 

Trip report  comes from Holland from great nature photographers...Thanks Renee

http://www.overbosch.de/photo_gallery/Trips/Danube/Danube%20trip%20report.htm

 

The news photos from our friends from France , photos from the spring tours 2009.

http://www.flickr.com/photos/parisxiii2009

 


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Voici le récit d’un voyage ornithologique dans le delta du Danube du 26/04 au 04/05/2009 , soit 9 jours d’observations.

Je me tiens a votre disposition pour de plus amples détails sur l’organisation, le coût de revient, …de ce séjour.

Pas de liste exhaustive d’oiseaux observés, plutôt une description de moments forts.

A ce voyage , participaient, quatre couples dont trois très intéressés par la photographie. Pour ma part, pas de photos , mais des observations. Et un guide, accompagné de son épouse ( responsable des contingences, culinaires en particulier).

combatant varie

Bien sur, tout commence par le premier jour ! Près de 70 espèces recensées, dans cet immense delta ( 5000 km² ), inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991, situé a la frontière de la Roumanie et de l’Ukraine, là où le fleuve le plus puissant d’Europe se jette dans la Mer Noire. A travers de nombreux lacs et canaux, avec des roselières( dont le rôle de filtre de l’eau est primordial et bien visible), des marais, des forêts……1200 variétés de plantes, 300 espèces d’oiseaux et 160 espèces de poissons ( important pour les oiseaux et expliquant pour partie la densité exceptionnelle de ces oiseaux ).

Ce delta accueille des millions d’oiseaux lors de la migration, beaucoup y nichent, parmi eux les oiseaux symboliques que sont les 3500 pélicans blancs et 500 frises. 1500 couples de l’oiseaux mythique représentés par les ibis falcinelle. 2500 couples de cormorans pygmée , et 5 couples de pygargues a queue blanche… Il constitue la plus grande réserve naturelle d’Europe. Le climat  y est rude, continental ( le Danube a gelé 63 jours de suite en 1923…), cela n’empêchant pas le delta d’avoir la faune ornithologique la plus riche du monde. Ses habitants vivent essentiellement de la pêche, de l’élevage (surtout oies et canards) et des roseaux ( chaumes…).

Avant ce premier jour, sur la route entre Bucarest (aéroport ) et Tulcea, quelques « mises en bouche » ; tadorne casarca, rollier, et aigle pomarin posé a quelques dizaines de mètres.

Donc le dimanche 26/04, jour de notre départ de Tulcea sur le « MAR » (bateau de notre guide Mihaï) ; nombreux bihoreaux ( par dizaines ) de même les crabiers chevelu (et cela tous les jours ). Beaucoup de busards des roseaux (normal étant donne la masse des roselières et leur extension a perte de vue ) . Cigognes blanches présentes partout, comme les hérons, en particulier les dizaines de pourpré. Mais aussi des chevaliers ; guignettes, stagnatiles, combattants variés. Partout des cormorans pygmée, nettement moins de grands cormorans.

Les oiseaux que nous avons vu le plus souvent, furent les corneilles mantelée, omniprésentes, juste devant les hérons crabier. Nous étions déjà ravi d’avoir vu plusieurs hobereau et kobez…, des couples de nyroca…sans savoir que nous allions en voir des centaines durant notre séjour. Gobes mouche a collier, goélands pontique (leucophees roumains ; larus cachinans), grèbes a cou noir, tous en plumage nuptial. Guifettes moustac en grand nombre, des huppes fasciées( 10 a 20 par jour ), les superbes ibis falcinelle a quelques mètres de distance avant qu’ils ne s’envolent. Il faut dire que le bateau de Mihaï, notre guide, n’est pas bruyant et nous permettait une approche maximale. La locustelle fluviatile vue de nombreuses fois, nous prévenait par son chant si caractéristique. Nos premiers pélicans blancs (en groupe )et frisés ( plutôt isolés ou en petit groupe ) .Une seule sorte d’oie était présente, les cendrées. Et déjà , en vol, notre premier pygargue a queue blanche….impressionnant !

Et le reste, remiz penduline, cygnes tubercules, spatules, sarcelles d’été, nette rousse, vanneau huppé, ramier …Au total de la journée, quelques soixante dix espèces !

Le lendemain, lundi, un accroc dans l’ organisation, pas de petit déjeuner prévu….départ pour Sulina. Les oiseaux sont les mêmes, notre œil est déjà plus exercé pour les examiner bien. On ajoute les avocettes élégantes, quelques siffleurs ( encore pas arrivés en grand nombre ), très nombreux chipeaux ( très vite facilement reconnus en vol ). Le coucou gris, vu de très prés, posés et en vol. Groupes de mouettes pygmée sur un lac. Rousserolles effarvattes et turdoides, très remarquées par leur chant incessant. Il faut dire que le temps depuis notre départ était très ensoleillé et le restera jusqu'à samedi.

A notre arrivée, une promenade nous est proposée, on ne regrettera rien ; bruants ortolan, bergeronnettes printanières nuptiales ( surtout des Dombrowski, mais aussi des Feldegg ) , fauvettes a tête noire, babillardes, gobes mouches noirs, observés a quelques mètres…mais aussi un pic épeichette ( cendrés et épeiches vus plusieurs fois ), traquets des prés en plumage nuptial…tourterelles des bois

Mardi 28/ avril, avec petit déjeuner cette fois pris sur le bateau. Encore beaucoup d’oiseaux, avec quelques spécificités ; pomarin en vol…, premiers souchets, bécassine des marais, nombreux chevaliers ; aboyeur, arlequin, sylvain…et bien d’autres ; cisticole des joncschoucas, loriot…et enfin, sortant des roseaux…un magnifique engoulevent ( en 12 années, jamais notre guide n’en avait vu dans les marais ! ) , très coopérant, s’est montré a plusieurs reprises pendant au moins 3 minutes , en passant très près du bateau !

Mercredi, direction Caraorman (signifie foret noire ). Avant le départ, promenade a terre pour chercher l’œdicnème criard. Nous n’avons presque rien vu sinon un cochevis huppe et un couple de traquet motteux. Visite ratée du phare, ferme…A 13heures repas sur le bateau, puis départ vers la foret noire. Quelques pélicans mais rien de particulier ( on devient très vite difficile !), puis ce fut le récital guifettes, avec les 3 espèces présentes en nombre, de très près, observation exceptionnelle.

Ce qui nous a le plus frappé ce jour là, c’est notre arrivée au village sur le canal. Paysage apocalyptique, fait d’énormes bâtiments délabrés, en ruine, comme ravagé après un bombardement…En fait il s’agissait là de l’expression de la mégalomanie de Nicolas….Chauchescu, qui avait voulu réaliser cet énorme complexe pour extraire du sable les métaux précieux !!

Pourtant les paysages du delta nous ont surtout marqué par leur grandeur, leur beauté, et la sérénité inspirée qui s’en dégage. Nous sommes tous très satisfaits, malgré les quelques imperfections de l’organisation ( bien difficiles a éliminer complètement dans un  pays qui ne fait que s’éveiller au tourisme ). Voir des centaines de faucons hobereau et kobez, cela ne m’était encore jamais arrivé. Un grand regret cependant, j’avais laissé ma lunette en France, ne faites pas cette erreur.

Jeudi 30/04. Non seulement le dîner la veille avait été excellent, le petit déjeuner est copieux et servi dans la bonne humeur avec le sourire…On part a pieds autour du village, second coup de tonnerre. En observant un  petit gravelot, on découvre derrière lui……des glaréoles a collier. Plus de vingt au total, on reste près d’une heure a les observer sous toutes les coutures, tout le monde se gave ! C’est la fête !

Ensuite départ en bateau pour Crisan. En cours de navigation, arrêt et descente du bateau pour faire un tour a pieds. Plein de canards, de grèbes a cou noir toujours en plumage nuptial et observation ( filmée ), a moins de 10 mètres d’une remiz penduline male entrain d’aménager l’intérieur de son nid…

Un peu plus tard , du bateau, nouvelle rencontre extraordinaire, cette fois avec des combattants varies, presque tous en livrée nuptiale magnifique ; marron, cou gris, cou roux, cou et tête blancs…Tout au long de ce voyage , nous avons vu et surtout entendu des milliers de grenouilles entrain de frayer…Arrivée a la pension, où la douche est si basse située qu’il faut se mettre a genoux pour la prendre !

Vendredi 1er mai, vers Letea. Première surprise, observation d’une chouette d’ Athena…Puis très belles observations de chevaliers sylvain de très près, encore un pic cendre , bien en vue en haut d’un arbre dégagé, pendant au moins 2 minutes. Puis observation privilégiée d’ un pic syriaque sur un petit arbre, pendant 5 bonnes minutes pour l’ensemble du groupe, cela sous tous les angles. Seconde chouette chevêche cette fois dans le village, également rouge queue a front blanc… Reprise du bateau vers Mila 23.

Samedi 2 mai. Temps maussade et froid, pour la première fois. Malgré cela ; pic noir male, nouvelle observation de pics cendres et passage rapide d’un loriot femelle.

Arrêt pour déjeuner, descente du bateau pour visiter une superbe église orthodoxe, puis repas en face d’ une corbetière avec de très nombreux freux, et surtout, ce fut un des grands moments de notre périple ; de très nombreux faucons kobez, avec des accouplements …géantissime !

Dimanche 3 mai, retour sur Tulcea, temps mauvais avec pluie. Deux grands moments cependant ; l’un assez court mais unique : faucon pèlerin posé face a nous a environ 5 mètres ( probablement transi lui aussi par le froid et la pluie), l’autre, beaucoup plus long ; grèbe jougris au nid en plumage nuptial a moins de 10 mètres….fabuleux !

Lundi 4 mai, dernier jour ornitho, départ en bus vers Histria, a presque 4 heures de Tulcea en direction du sud. Nous ne savions pas encore que nous allions vivre un véritable feu d’artifice, pour cette « farewell party ».

Couple de pygargues a queue blanche, dans un ciel bleu d’azur, imaginez !

Aigle pomarin en vol, sublime.

Groupe de 20 puis un autre de 7 glaréoles a collier, exceptionnel.

Très nombreux limicoles ; sternes pierregarin, guifettes les 3, chevaliers gambettes, sylvainscombattants variés, bécasseaux cocorli en plumage nuptial…..

Plein d’ oiseaux de la roselière ; cisticoles, phragmites, effarvattes, turdoides, locustelles fluviatile, panure a moustache, remiz

Mais aussi pipits des arbres, bergeronnettes, bruants proyer, tariers des près, moineaux espagnols…….Plus 2 blongios nain sortis de la roselière a 2 mètres devant nous !

Encore de nombreux rolliers et nos premiers guêpiers.

Aussi des PG a tête rousse et PG écorcheur (nous avions déjà très bien vu  des PG a poitrine rose

Et, pour finir, une onde légère et gracieuse d’un vol de 300 pélicans blancs, passent juste devant nous !

Mardi 5 mai. Retour sur Bucarest, avec encore des oiseaux, rollier, martinets noir, cigogne noire….Puis toute l’après midi et une partie de la soirée a visiter le centre ville. Nous n’aurions pas voulu partir sans connaître mieux cette belle capitale déjà très modernisée.

Bien sur j’espère vous avoir mis l’ eau a la bouche. Le delta est un Eden qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie d’ornithologue.

Les photos suivront, il faut d’abord faire le tri et que nos amis me fassent parvenir le meilleur de leur sélection.

Nous avons regretté l’absence de Andre Boussard , il aurait pu nous apporter beaucoup sur l’ éthologie de ces oiseaux

Merci a Mihaï Baciu, guide et organisateur de ce voyage. Malgré quelques dysfonctionnements mineurs, il a su préserver ses intérêts tout en nous faisant profiter au mieux de son expérience de 12 années dans le delta dont il est originaire, et qu’il connaît « comme ses poches ». Il est très intuitif, fonctionne au jizz, beaucoup plus qu’aux critères de détermination ! Il sait où nichent les oiseaux, ou simplement l’endroit où ils se situent ( habituellement), et peut donc nous l’annoncer a l’avance.

Donc Mihaï fut un bon guide, a la fois disponible et compétent. Je referai ce voyage, avec Mihaï, lorsque je serai à la retraite , c’ est a dire dans 4 ans, car j’aimerais renouveler ce très grand moment ornithologique, dans ce joyau naturel.

Près de 140 espèces au total, je n’ai pas cité les oiseaux vus chez nous ; moineaux domestiques ou friquet, mésanges, petits limicoles…..non pas par mépris (tous les oiseaux méritent d’être observes), plutôt pour faire la différence avec ceux, si rarement vus chez nous, ou en si petit nombre.

Amicalement a tous.

Alain Sève.

seve.alain@free.fr



after seeing the Danube Delta "out of the season", and being there before, I,m sure to come here again and again.I was very happy to have with me  my friends from Luxemburg, also and to show them one of my favoritly place to spend my time.

All my thanks for the crew at "Ruxa", the boat of Chettusia tour, especialy for Kamelia, Florin the captain and Mihai, the guide.

I look forward to sustainable tourism in the Danube Delta and Romania.

Raymond Aendekerk
bio-LABEL / IBLA
Sekretär
Verenegung fir biologesche Landbau
Lëtzebuerg asbl

 

 

An very interesant trip report about us is this one from Italy:

http://www.cuneobirding.it/file/trip/romania/trip_romania.htm

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<!-- PRIMA COLONNA TESTO -->

<!-- SECONDA COLONNA SPAZIO VUOTO -->

<!-- TERZA COLONNA CON FOTO -->

Note:
- Cliccare sulle miniature per visualizzare le fotografie

Con una superficie di quasi 3.500 kmq (superiore all′intera Valle d′Aosta), il Delta del Danubio è il più esteso e meglio conservato dei delta europei. Qui il mitico fiume che divide in due l′Europa sfocia nel Mar Nero dividendosi in tre rami principali, allagando un′immensa pianura alluvionale in una miriade di piccoli e grandi canali.
La porzione più ampia del delta ricade in territorio rumeno, nella regione della Dobrugia, mentre la parte settentrionale è situata oltre il confine ucraino. Anche se in alcune vaste aree la caccia è intensamente praticata (soprattutto da cacciatori provenienti dall′Europa occidentale), buona parte del delta è tutelata da un Parco Nazionale con numerose aree a protezione integrale.
Il Delta è anche tra l’elenco dei siti patrimonio dell′umanità dell’UNESCO. E’ uno dei dieci hot-spot migliori d′Europa per l′osservazione degli uccelli, ed uno di quelli in cui almeno una volta nella vita un birdwatcher deve riuscire ad andare.

La tarda primavera è certamente il periodo migliore per effettuare del birdwatching di qualità; procedendo verso l′estate diminuiscono le specie osservabili mentre aumentano esponenzialmente le zanzare ed i turisti che percorrono il delta su enormi battelli. Ottime osservazioni si possono anche fare in inverno, con l′arrivo di migliaia di oche di diverse specie ed altri uccelli acquatici. L′occasione giusta è capitata e me ed agli amici Albino Gosmar e Massimo Pettavino nel maggio 2008, successivamente ai contatti presi in precedenza con Baciu Mihai (www.chettusia.com) , guida naturalistica ed ottimo conoscitore del territorio che insieme al collega Sorin Cismaru fornisce logistica e disponibilità assolutamente ineccepibili.
Nel tardo pomeriggio del 28, dopo un paio d′ore di volo, atterriamo all′aeroporto di Bucarest dove ci aspetta Sorin e, dopo altre quattro ore di pulmino, arriviamo a Tulcea, la principale città che si affaccia direttamente sul delta. Con noi anche Renee e Peter, coppia di esperti fotonaturalisti olandesi trapiantati in Germania con cui staremo in piacevole compagnia nei successivi tre giorni di escursioni.

Dopo la prima, movimentata notte (per le zanzare che fortunatamente non incontreremo più) trascorsa sul battello che diventerà la nostra casa per due intere giornate trascorse sulle acque del delta, partiamo di buon mattino per una memorabile esplorazione all′interno del dedalo di canali. Appena lasciato il ramo principale del fiume, percorso incessantemente dai Gabbiani del Caspio in cerca di cibo, ci accoglie una rigogliosa vegetazione ripariale che delimita come un′immensa muraglia verde i due lati dei corsi d′acqua che percorriamo. Anche il birder più “navigato” ed esigente non può fare a meno di rimanere piacevolmente stupito dall′incredibile quantità di uccelli presenti: decine e decine di Sgarze ciuffetto, Mignattai, Spatole, Marangoni minori, Cormorani, Aironi rossi, Nitticore, così abbondanti da farci credere di essere stati catapultati in un angolo del Pantanal brasiliano, piuttosto che nella vecchia e bistrattata Europa! In alto, nella fascia di cielo azzurro racchiusa tra le pareti di alberi, grossi gruppi di pesanti Pellicani bianchi prendono lentamente termica; ben più rari invece i Pellicani ricci, avvistati in singoli esemplari o piccoli gruppetti.
Estremamente abbondanti anche le Ghiandaie marine: sugli alberi lungo i corsi d’acqua la loro colorata presenza, sia individui isolati che coppie, è una costante del paesaggio. Sono anche facili da avvistare i Falchi cuculo, mentre è più raro il Falco pescatore. Dove il bosco diventa più fitto, si celano alcune “chicche” appetitose per il birder: l’ Usignolo maggiore è abbondantissimo ma come sempre impossibile da avvistare; più facile è individuare il Canapino pallido orientale, così come il Picchio cenerino, sorpreso sovente in volo o posato sui tronchi. Fa strano incontrare Bigiarelle, Beccafichi e Picchi neri tra i salici, specie da noi solitamente legate all’ambiente alpino. Nei punti in cui gli alberi lasciano spazio al canneto, i canti di Tarabusi, Salciaiole, Forapaglie, Cannaiole e Cannareccioni accompagnano il lento procedere del nostro battello, mentre i Falchi di palude perlustrano gli immensi fragmiteti.
La porzione più meridionale del delta, da noi non visitata, ospita una discreta popolazione di Cannaiola di Jerdon…sarà per la prossima volta. In alcune limitate aree dedicate al pascolo, tra folti gruppi di Storni, individuiamo alcuni magnifici Storni rosei: Mihai ci racconta che in alcuni anni le periodiche “invasioni” di questa specie portano sul Delta decine di migliaia di individui. Spettacolari e suggestive le grandi distese di ninfee, quasi sempre occupate da consistenti colonie di Mignattini piombati; meno frequenti i Mignattini comuni ed i Mignattini alibianche; incontriamo anche diverse coppie di Svassi collorosso già con i giovani; anche Oca selvatica, Canapiglia, Moretta tabaccata e Moriglione si riproducono qui. Memorabile l’incontro con una Lontra osservata nuotare tranquillamente tra le ninfee; anche il Gatto selvatico può essere osservato mentre perlustra le rive boscose alla ricerca di prede.

Ma la vera “regina” del Delta è l’Aquila di mare: la popolazione nidificante è di circa una decina di coppie, ed anche se la stagione migliore per osservarla è l’inverno, periodo in cui agli individui residenti si aggiungono diverse decine di svernanti, possiamo gustarci in un paio di occasioni il maestoso volo di alcuni adulti.
Per quanto concerne la logistica, estremamente suggestivi i pranzi consumati sul battello “ancorato” ad un salice e circondati dal continuo passaggio di uccelli acquatici, mentre per le cene ed i pernottamenti abbiamo usufruito di confortevoli sistemazioni presso famiglie in piccoli paesi di pescatori.
La terza ed ultima giornata in Romania non la trascorriamo sull’acqua ma ispezionando i suggestivi ambienti del Parco Nazionale dei Monti Macin, situato poche decine di chilometri all’interno a ridosso della pianura alluvionale del Danubio.

Qui la specie-target è la Monachella dorsonero, che grazie all’esperienza di Victor Frunza che ci fa da guida, localizziamo subito: almeno due maschi ed una femmina fanno bella mostra di sé tra le rocce di una cava abbandonata, dove osserviamo anche un bel maschio di Codirossone. Decisamente più inaspettato, anche per la nostra guida, l’arrivo di un vociante maschio di Sparviere levantino che si fa vedere molto da vicino. Nell’area è presente anche la Poiana codabianca, con una coppia molto attiva di cui localizziamo la probabile parete di nidificazione.
I Monti Macin sono in realtà un comprensorio roccioso molto ridotto, ma poiché sono gli unici rilievi a ridosso della pianura, rivestono una particolare attrazione per rapaci veleggiatori e cicogne durante la migrazione autunnale; dato il periodo poco propizio noi osserviamo solamente un gruppo lontano di circa 200 Cicogne bianche; anche la Poiana delle steppe, di cui incontriamo un singolo individuo, transita a fine estate in grande quantità.

I pendii cespugliati ci offrono alcune “specialità locali” tra i Passeriformi: Cincia dalmatina, Bigia padovana e Canapino maggiore; nei coltivi semiaridi incontriamo invece Calandri, Strillozzi, Gruccioni, Culbianchi ed anche un simpatico Citello. Non va invece a buon fine il controllo ad una parete di nidificazione di Sacro: la coppia presente ha già di certo involato i giovani, ed il poco tempo a disposizione non ci consente di approfondire la ricerca….. Ce ne andiamo comunque più che soddisfatti, con una check list finale di 114 specie e nel cuore gli incantevoli spettacoli della natura del Delta del Danubio. Grazie di cuore agli amici Mihai e Sorin per la guida e l’assistenza ed a Renee e Peter per le splendide fotografie.

Garzetta Airone rosso Aquila di mare Averla piccola Colombella Cormorano Cuculo Culbianco Falco cuculo Falco pescatore Folaga

Gabbiano comune Ghiandaia marina Gruccione Marangone minore Mignattaio Mignattino piombato Mignattino Moriglione Nitticora Pellicano bianco Poiana codabianca Sgarza ciuffetto Sparviere levantino Spatola Sterna Svasso collorosso Svasso maggiore

 

trip report made it by Bird Ventures from USA, one company who run trips with us.

 

 

Carpathian View

Trip Report on Romania Venture

May 7-18, 2006

May 7
For those that arrived in Romania's capital of Bucharest a day early, they were treated to a tour of the city prior to the rest of the group arriving that afternoon. After both Mark and Simon arrived at the airport, we returned to the hotel, to meet the others, but not after being treated to a singing Nightingale in the airport car park. A great start! After meeting up with the rest of the group, we set out for Transylvania and Sinaia. Arriving late we were treated to our first truly Romanian meal of polenta and a pair of migrant Pied Flycatchers in the garden.

Danube SunriseDanube Canals

May 8
An early morning walk around Sinaia produced singing Black Redstart, several high flying Hawfinches, Great Tit, Song Thrush, the first of countless 1000's of Chaffinches, two male Greenfinch, a Whitethroat and a number of White Wagtails. Driving to Prejmer, a fortified Saxon church, Common Buzzard, Raven and many House Martins were seen en route. White Stork must have recently arrived back and nests were on many of the local rooftops. A walk around the church complex was fascinating and we also found a beautiful Eurasian Jay. We then continued on to Bicaz locating our first Lesser Spotted Eagle en route, and Skylark and Eurasian Kestrel in a field just north of Prejmer. Shortly before lunch we stopped for several of us to glimpse a fly-over Black Woodpecker over our mini-bus. Following a good hearty lunch several of us walked down a track and located our first Yellowhammer of the trip. The scenery became more dramatic and mountainous as we drove towards Bicaz, where we spent an hour before dinner walking down the Gorge to pick up Fieldfare, White Wagtail, Eurasian Sparrowhawk, an amazing and very obliging White-throated Dipper and a lone Peregrine soaring high overhead.European Bee-Eaters

May 9
An early and cool hike before breakfast got us Siskin, Red Crossbill, Dunnock, an early Blackcap and Coal Tit. Then it was our first attempt for Wallcreeper up a nearby mountain; we hiked up one of the side gorges behind Lacu Rosu checking every rock and cliff face. We failed to find the bird but enjoyed great views at a gorge overlook and saw the following: Rock Bunting, Tree Pipit, Common Wood-Pigeon, Eurasian Treecreeper, Great Spotted Woodpecker and Pied Flycatcher. A later walk around Lacu Rosu yielded very little except rain.

Ventures group birdingMay 10
We left our hotel and a very Goth hotel worker early to drive through the main Bicaz Gorge - but again we failed to find the elusive Wallcreeper. With the sheer scale of the cliffs, we would have been extremely lucky to even get a glimpse of the birds high overhead. In the town of Bicaz we had a great breakfast in a 'Communist' factory cafeteria - very interesting, in particular, the sour milk was unusual but good! The rest of the day was spent driving the length of eastern Romania to Galati to catch the 4 PM ferry across the Danube. This sounds so charming - but the garbage at the ferry terminal was something to behold�dead rotting dogs and pigs - all casualties of the recent flooding. We did also have an encounter with a 'nice' Romania girl at a bar while waiting for the 5 PM ferry!! Nevertheless, we had some great driving birds - Little Egret, Roller, Gray Heron and Yellow-legged Gull, and several Whiskered and Common Terns. Once across the Danube, Johann drove rather aggressively to Tulcea yet we managed to see our first trip Hoopoe, Tree Sparrow, Bee-eater and Ferruginous Pochard.

Our friendly host - BaboushkaMay 11
Today was our first exposure to the Danube delta and even though it rained much of the morning the birding was good - in that first hour or so it sounded as though there was a Thrush Nightingale singing every 30 ft. In addition, we saw at least 5 Common Kingfishers - beautiful flashes of electric blue, loads of Pygmy Cormorants (a lifer even for Simon), herons and egrets galore, at least 10 Hobbies and countless Rollers. We even found a few shorebirds including several breeding plumage Curlew Sandpipers and Ruffs. We also saw our first Pelican and brief glimpse of an immature White-tailed Eagle. As we cruised down the Canalul Litcov it became clear just how high the Danube was. At Crisan, our first night's stop in the Danube, the Danube was at best just a foot below the levee.

May 12
That morning we packed up and headed toward Caraorman, a small fishing village on some higher ground in the Delta. Birding en route produced a 'reeling' Savi's Warbler, several Red-crested Pochard, a beautiful White-winged Tern and 3 Dalmatian Pelicans. Once in the village we found a Tawny Pipit, the trip's first Pied Avocet, several Northern Wheatear, a Yellow Wagtail of the 'beema' race, a distant Montagu's Harrier, and three of us got a Black-headed Bunting in amongst a folly of Ceausescu's. Floating to our next guesthouse at Mila 23 we located our first Penduline-Tit, Great Reed Warbler, a single Tufted Duck and the ever-present Cuckoos. And what a surprise Mila 23 turned out to be - our guesthouse was excellent, our cook fantastic, and showers marvelous. It was a little weird to hear Russian spoken but a dissident Russian group (Lipovanians) who still follow the old Orthodox calendar created this settlement in the 1850's.

Horse and CartMay 13
Early the next Simon and Mark explored the dikes at Mila 23 and dipped out on Syrian Woodpecker again. A nearby Monastery had a superb Red-footed Falcon colony, where BS tried her hand at rowing. After visiting the Monastery, we found an Icterine Warbler and 2 Barred Warblers. Returning to Mila 23 through the lake complex, we saw our first Reed Buntings and Bearded Reedlings and finally glimpsed a 'reeling' Savi's Warblers. We also saw a satellite Ruff - a male Ruff with a white head. These are non-breeding males. But the highlight of the day, and for some the trip, was watching a male Penduline-Tit weaving part of a nest no more than 10 meters from our boat. Back at our guesthouse, our evening meal of carp was spectacular.

May 14
Once again, Mark heard a Scops-Owl during the night, but finally on Heather's last day we got an Owl. Simon and Mark found, on their early morning walk, a pair of Tawny Owls with 3 young. Everybody on the trip got great looks. Walking back to the guesthouse yielded the trips first Syrian Woodpecker. Good bird. Then it was off for a leisurely cruise back to 'Tulcea. In addition to the 100's of Cuckoos and "rolling" Rollers, the group got get looks at a Little Bittern, several Pheasant, and Simon got a Quail (alas leader only!). Arriving in Tulcea we said good-bye to Heather and then after a short sight-seeing hike around the square of Tulcea we had a beer with Mihai's mates in a pub on the riverfront.

Male Red-footed FalconMay 15
After a pleasant night on the outskirts of Tulcea it was off to Macin NP for some dry-land birding. Several stops on the way yielded Stonechat, Crested Lark, Corn Bunting, Skylark and Spanish Sparrow. After several shallow lakes on route 22D just south of Macin, we turned onto a very bumpy dirt road leading to a quarry on our way to the Ranger's house. En route a shout went up to stop the vehicle and we found we had discovered 3 displaying male Isabelline Wheatears - excellent. These are at the very edge of their breeding range. After a packed lunch - we set off with the warden to explore the hills behind Macin. But after a short 100 meter walk, a strange call got our attention. A hawk landed rather obligingly on a nearby tree and we were all able to see our first Levant Sparrowhawk - quite a "tick!" The hike continued to yield great trip birds - Ortolan, several Long-legged Buzzards, two Pied Wheatears, and a Common Rock-Thrush. We then retraced our journey to Izvoarele and drove north toward Niculitel looking for hawks above the northern Babadag forest. We dipped out on hawks but at a stop looking over Niculitel we had Wood Warbler, Nuthatch and Icterine Warbler.

May 16
With Johann driving fast and furious we got to Vadu but not before getting both Short-toed Lark and Calandra Lark along the road. Just before Vadu we also got another Yellow Wagtail but this time an individual of the very attractive black headed "feldegg" race. Vadu was terrific with the following trip birds: Collared Pratincole, Black-winged Stilt, Kentish (Snowy) Plover, a fast flying pair of Rosy Starling, and Eurasian Reed Warbler. After a quick beer and lunch in Vadu we left for Histria. This famous spot did not disappoint. We had Mediterranean, Black-headed and Yellow-legged Gulls, many more Collared Pratincoles but no Black-winged, several more Red-crested Pochard, great looks at a Marsh Sandpiper, but rather distant views of a Broad-billed Sandpiper. In the trees adjacent to the museum, we got many Spotted Flycatchers, several Blackcaps, 2 Icterine Warblers, many White-throated Dipper Willow and Garden Warblers, loads of Lesser Gray Shrikes and 2 very obliging female Red-breasted Flycatchers: quite a feast of migrating birds. Another quick check out the reed beds gave us great views of a Paddyfield Warbler and more glimpses of Bearded Reedlings. Our hotel was Popas Doi Iepurasi in the Babadag Forest, where several group members got Short-toed Eagles while drinking beer before dinner. More birds during dinner included Lesser Spotted Woodpecker, Eurasian Honey-Buzzard and an Eastern Bonelli's Warbler (heard only). The highlight of the meal was Philip's birthday cake made by Mihai's wife. A Tawny Owl was heard that night for a total of 120 species today.

May 17
Back to Bucharest but not before Mark saw another Levant Sparrowhawk and got the group onto a nesting Gray-headed Woodpecker. We also found a Marsh Tit that turned out to be our last new trip bird even though we stopped again at the edge of the Babadag Forest, where we "dipped out" on Sombre Tit. All told we saw 175 bird species, an excellent total for our first Ventures tour to Romania. Arriving back in Bucharest it was off to the National Museum which was having a festival of ethnic arts. Here we were thankfully able to purchase those much needed gifts for friends and family back home before our farewell dinner at a somewhat 'hot' but good local restaurant.  Our guide and ground agent, Mihai Baciu did an excellent job in putting this trip together.

White Wagtail

Birds
Great Crested Grebe Eurasian Hoopoe
Red-necked Grebe Lesser Spotted Woodpecker
Eared Grebe Grey-faced Woodpecker
Great White Pelican Black Woodpecker
Dalmatian Pelican Great Spotted Woodpecker
Great Cormorant Syrian Woodpecker
Pygmy Cormorant Calandra Lark
Grey Heron Greater Short-toed Lark
Purple Heron Crested Lark
Great Egret Skylark
Little Egret Bank Swallow (Sand Martin)
Squacco Heron Barn Swallow
Black-crowned Night-Heron House Martin
Little Bittern Gray Wagtail
Great Bittern (Heard) Yellow Wagtail
White Stork White Wagtail
Glossy Ibis Tawny Pipit
European Spoonbill Tree Pipit
Mute Swan Goldcrest
Greylag Goose White-throated Dipper
Common Shelduck Winter Wren
Eurasian Wigeon Dunnock
Gadwall Rufous-tailed Rock-Thrush
Common Teal Eurasian Blackbird
Mallard Fieldfare
Garganey Song Thrush
Northern Shoveler Mistle Thrush
Red-crested Pochard Savi�s Warbler
Common Pochard Paddyfield Warbler
Ferruginous Duck Eurasian Reed-Warbler
Tufted Duck Great Reed-Warbler
European Honey-buzzard Icterine Warbler
White-tailed Eagle Willow Warbler
Short-toed Eagle Common Chiffchaff
Western Marsh-Harrier Wood Warbler
Montagu�s Harrier Blackcap
Northern Sparrowhawk Garden Warbler
Levant Sparrowhawk Greater Whitethroat
Common Buzzard Lesser Whitethroat
Long-legged Buzzard Barred Warbler
Lesser Spotted Eagle Spotted Flycatcher
Eurasian Kestrel Pied Flycatcher
Red-footed Falcon Collared Flycatcher
European Hobby Red-breasted Flycatcher
Peregrine Falcon European Robin
Gray Partridge Thrush Nightingale
Ring-necked Pheasant Common Nightingale
Common Moorhen Black Redstart
Eurasian Coot Common Redstart
Eurasian Oystercatcher Whinchat
Black-winged Stilt Stonechat
Pied Avocet Northern Wheatear

Pied Avocet

Collared Pratincole Pied Wheatear
Northern Lapwing Isabelline Wheatear
Black-bellied Plover Bearded Reedling (Tit)
Little Ringed Plover Long-tailed Tit
Common Ringed Plover Marsh Tit
Kentish (Snowy) Plover Great Tit
Common Snipe Blue Tit
Spotted Redshank Coal Tit
Common Redshank European Nuthatch
Marsh Sandpiper Eurasian Treecreeper
Common Greenshank Eurasian Penduline Tit
Wood Sandpiper Eurasian Golden Oriole
Common Sandpiper Red-backed Shrike
Little Stint Lesser Grey Shrike
Curlew Sandpiper Eurasian Magpie
Dunlin Eurasian Jay
Broad-billed Sandpiper Eurasian Jackdaw
Ruff Rook
Yellow-legged Gull Hooded Crow
Black-headed Gull Common Raven
Mediterranean Gull European Starling
Little Gull Rose-coloured Starling
Common Tern Yellowhammer
Little Tern Rock Bunting
White-winged Tern Ortolan Bunting
Whiskered Tern Black-headed Bunting
Black Tern Reed Bunting
Rock Pigeon Corn Bunting
Stock Dove Chaffinch
Woodpigeon Red Crossbill
Eurasian Turtle-Dove European Greenfinch
Eurasian Collared-Dove European Siskin
Common Cuckoo European Goldfinch
Tawny Owl Hawfinch
Common Swift House Sparrow
Common Kingfisher Spanish Sparrow
European Bee-eater Eurasian Tree Sparrow
European Roller
Mammals, Reptiles and Amphibians
Roe Deer Dice Snake
Suslik Marsh Frog
Muskrat Tree Frog
Red Fox Fire-bellied Toad
Brown Hare Common Toad
European Pond Terrapin Green Toad
Green Lizard Common Newt
Grass Snake
Butterflies
Essex Skipper Fritillary sp
Eastern Wood White Scarce Swallowtail
Clouded Yellow (Pale?) Large Copper
Red Admiral Small Copper
Speckled Wood Common Blue
Wall Brown Small Blue
Small Heath